2016 Expositions-Presse

 

Gisèle Didi, préludes,par Jean-Paul Gavard-Perret (mars 2017), Les blogs de l'art hélvétique cointemporain

Gisèle Didi, voiles et nudités, par Jean-Paul Gavard-Perret (décembre 2016), linternaute.com

Les choix de Gisèle Didi, entretien avec Jean-Paul Gavard-Perret (décembre 2016), lelitteraire.com

 

3/ 31 mars 2017

 


« La liberté est forcement à l’intérieur puis elle rayonne quand on trouve sa place ou reste sourde et muette, enfouie. C’est selon moi le combat, la recherche d’une vie. »
Gisèle Didi conclut ainsi notre entretien. De cette recherche débute l’ensemble de son travail : trouver son identité, se demanderqui nous sommes, quelle est la place que nous voudrions avoir dans la vie, et perpétuer cette quête universelle de sens. Pour cela, il est nécessaire de revenir à l’essentiel, à la naissance, à l’image de soi tout d’abord déterminée par le regard de ses parents, par son environnement puis finalement se définir à travers cette identité acquise, indistincte, d’autant plus fragile pour une femme encore prisonnière de conventions ancestrales. Et continuer d’avancer avec cette image toute faite et peut-être inexacte, avec ce regard que l’on porte sur soi et se réinventer, se connaître, se faire aimer et finalement mourir au seuil de ces révélations toute une vie poursuivies. Chaque artiste mène ce combat, et emprunte des chemins de connaissances à travers différents médias, avec plus ou moins de violence et de questionnements. Gisèle Didi est une artiste, une femme, qui exprime aujourd’hui très justement cette incessante réflexion identitaire à travers une recherche intime, joyeuse, quelque fois torturée et pleine de dérision. Longtemps, Gisèle s’est auscultée et analysée, premier sujet de son étude. De multiples autoportraits et portraits de famille plus tard, elle se tourne vers l’autre, qui a pourtant toujours été au premier plan de sa vie et de ses préoccupations. L’autre, c’est tout elle. Mais elle a eu besoin de se disséquer pour tourner ses questionnements vers celle qui n’était pas elle mais lui ressemblait tellement. Chacune peut se retrouver dans ce travail et faire partie intégrante de cette recherche éperdue et mystérieuse : « Qui est-on ?». Très joliment mise en scène, chaque femme en a été l’actrice, partie prenante de cette image construite, de ce début de réponse proposée et dont chacune peut interpréter les signes comme autant de pistes pour se comprendre et se définir. La recherche de Gisèle Didi est la vôtre, la nôtre, à toutes : quels objets choisirait-on d’intégrer dans notre boite, quelle phrase voudrions-nous écrire pour légender notre image, par quels chemins choisirait-on d’être libres ?
La photographe poursuivant inlassablement son parcours artistique à travers cette recherche intérieure, trouve dans cette série «  Des femmes d’ici » la réalisation ultime : nouer l’intime à l’universel, le moi à tous les autres. 

Fanny Lasserre, janvier 2017

       

JDC, mars 2017



24 juin/24 septembre 2016
Broc'Art, 4eme édition, Sardy-lès-Epiry/Corbigny, 58
       

 

 
Présences, Paris, 1993
 
L'art au coeur, Barcelone, 2009

 

16/31 juillet 2016

​Itinéraire Photographique en Limousin
 
 
2016
Avril/Mai 2016


"Relectures" (8 avril au 30 mai 2016)
Gisèle DIDI (photos) & Sylvie VANDIER (textes)
Relectures Auto portraits autour d’un album de famille
Avec la comédienne Sylvie Vandier : Images et paroles s’entremêlent.
Deux personnalités, deux écritures qui s’enrichissent.
Maison de quartier des Piédalloues


"J'aime, j'aime pas" (2 au 28 mai)
Restaurant galerie le Cercle

 

2016

 

​​​​​1990 - J'AI 20 ANS

Au détour d'une promenade dans ce quartier du 12eme, à Paris, où je logeais chez mes grands parents, je passe un jour devant un lieu insolite rue Claude Tillier et je m'arrête. Attirée par les photographies exposées en vitrine plus toutes celles qu'on devinait à l'intérieur, je frappe au carreaux espérant pouvoir rentrer. Un homme vient ouvrir.
Au delà d'un lieu, je venait de pénétrer le monde d'un homme venu d'ailleurs, chaleureux et incisif, passionné et intégral, n'oubliant jamais l'essentiel, Marc Attali.
Un homme libre, hors circuits professionnels, hors chemins balisés, hors besoin de reconnaissance, désencombré de ce qui pèse au plus grand nombre.
Un photographe engagé, attaché à témoigner comme il respire, de l'humain, de la joie, de la tristesse, de l'histoire identitaire, de la famille, de la femme, de l'intime, de cet endroit qui ne se cache pas, de cet état de vie universel.

En 1968, Marc Attali publie Forme de toi , aux Editions Balland, 390 photos érotiques, une pépite des années 60. Aux mêmes éditions, en 68 , Les érotiques du regard . En 1971, aux Editions Balland, Marc Attali, photographies noir et blanc pour un livre préfacé par Françoise Mallet Joris.

2016 - 26 ANS PLUS TARD

Marc me laisse carte blanche pour exposer mes photographies dans son lieu.
Je présenterai des images de cette période commune, la période argentique, au Leica, avec laboratoire dans la cave, cette étape originelle. Puis l'on avancera dans le temps, changeant d'approche photographique, d'outils, et même de sujet, sans jamais lâcher cette quête de l'intime et ce besoin de témoigner de notre condition d'humains, vus d'un endroit, vus d'une époque, vus d'une histoire issus de croisements d'histoires...

 

 

2015

Mois de la photo en Nièvre
Nevers, La Charité sur Loire, Pouilly-sur-Loire....

Drugstore Corbigny
36 grande rue
58800 Corbigny

 
   

 
   
   

2015

 
KEO photographie contemporaine

Les moulins albigeois, Albi, Tarn
Du 25 septembre au 18 octobre 2015



"Juste semblable"
Portraits de jumeaux (1999-2015)
"Qui est Gisèle ?"(2009)
Première série extraite de "Pénélope, librement emboitée" (2015)



Vidéo de Dominique Zoladz, septembre 2015

 

2015


Autour de "L'Origine du Monde"

Musée Auguste Grasset, Varzy, Bourgogne
Du 19 septembre au 31 octobre 2015

"Regarde bien"
Tirage encadré et écran numérique inséré dans l'image.
2003

 

 
 


2015
Evènement Broc'Art 2015, 3eme édition
Sardy-lès-Epiry et Corbigny, Nièvre, Bourgogne

Journal du Centre, 15 août 2015
Article et photos : Chloé Marriault







Vidéo de Gaëlle Monsieur
(3.8 minutes) 
 
 

"Blonde comme les blés",
2015
Impression sur bâche, 100x80 cm


"Juste une graine", 2015
Impression sur papier photo, 20x30 cm, encadré, sous marie-louise


2015

 

Nuit des musées à la chapelle St-Sylvain et inauguration d'oeuvres contemporaines.
Samedi 16 mai 2015 de 19h à 24h.

Pour la nuit des musées, samedi 16 mai, la chapelle St-Sylvain inaugurera 3 nouvelles oeuvres :
-une sculpture de Richard Di Rosa
-une photographie de Gisèle Didi
-une photographie de Thierry Vasseur

Ces oeuvres viendront s'ajouter à celles de :
François Morellet, Claude Parent, Bernard Rancillac, Jean Le Gac, Ernest T, François Boisrond, Claude Viallat, Dominique Gauthier, Taroop et Glabel, Erro, Nicolas Boon, Patrice Warnant, Colette Deblé, Ivan Messac, Gérard Guyomard, Lucien Verdenet, Rosario La Malfa, Laurent Bonté, Marc Vérat et Claude Lévêque.

Remerciements à Michel Philippart et sa femme Jacqueline, propriétaires des lieux.

 
Chapelle St Sylvain
52 rue Mademoiselle Bourgeois
58800 Nevers
Tél : 06 72 56 87 78

 
 
    

Journal du Centre-19/04/2015
 "Je crois en toi, avec ou sans lumière"
Autoportrait, mai 2015.
Caisson lumineux, tirage duratrans
50 x 157 cm.



Il s’agit d’une boite, longue et étroite, dressée là, devant vous. Improbable présence, comme la chapelle Saint Sylvain, entourée d’immeubles, dans cette rue de Nevers, la rue Mademoiselle Bourgeois.
Une boite, un tombeau…un espace qui contient toute une histoire.
Une histoire passée, présente ou futur.
Dans cette boite, une femme, entière.
Ce n’est pas une religieuse, ni une duchesse, ni même une princesse.
Elle ne s’appelle ni Yolande, ni Marie, ni Henriette.
A-t-elle seulement un nom ?
La religion, elle n’aime pas ça, ça la met mal à l’aise.
Entre l’affirmer, s’en cacher, ou juste accepter que l’histoire ne peut s’écrire sans elle, que c’est incontournable, comme la politique, comme l’amour, comme la solitude, comme le fait que tout ai une fin.
Ainsi enfermée dans cette boite, seule, avec pour seul réconfort les traces de gens et choses aimées, de choses qui font sens, des choses qui attestent de son existence sur cette terre.

Les traces qui accompagnent la femme, dans la boite  (de haut en bas) :
-un bouddha ramené d'un voyage au Sri Lanka
-une carte représentant une couronne, dessin décalé, pub pour la styliste excentrique Vivienne Westwood
-une bonne sœur qui fait "pouet-pouet" ramené d'un voyage à New Haven
-un presse papier en verre en forme de boule offert par mon amie Françoise H
-une photo noir et blanc que j'ai réalisée de mon père, en contre jour, jouant au billard
-mon alliance
-le livre d'Olga Lecaye "Didi Bonbon" offert en clin d'œil par mon amie Florence P
-un autoportrait avec mon père, tous deux de profil
-une poupée en tissus réalisée par mon fils Yanko en maternelle
-une baguette magique en plastique jaune offerte à mon fils Yanko
-le cube photo de l'artiste Michèle Gignoux
-ma poupée à la tête qui bouge du personnage "We can do it" ramené d'un voyage à New Haven
-un chien qui fait "pouet-pouet", d'après un dessin de Keith Haring, offert par Thierry après un voyage en Espagne
-une mezouzah, objet de culte juif, qui contient un parchemin et se fixe à l'entrée des habitations pour protéger
-une photo d'une œuvre de Claude Lévêque, le "Chute" présent à la chapelle St Sylvain
-une photo extraite d'un de mes albums de famille sur laquelle mon grand-père porte une kippa et prie à côté de moi, enfant
-un petit livre de Martin Parr
-mon "fayum", photo de moi à 20 ans, réalisée par le photographe, ex compagnon et ami Marc Attali
-mon album de famille, le plus utilisé
-une lampe de poche, grand modèle, qui se recharge
-une radio Lexon étanche qui repose dans ma salle de bain
-la boite d'un jeu mécanique en plastique offert par mon ami Marc A
-un portrait fait à Lyon de Thierry, mon mari
-une télévision en plastique décorée par mon fils Yanko
-une statue en bois faite par mon père Maurice, jeune, en Tunisie
-la boite d'un tee-shirt au motif du personnage "We can do it" ramené d'un voyage aux Etats-Unis par Thierry, avec son étiquette en dollars
-mes chaussures les plus hautes et les plus brillantes achetées avec Thierry
-le livre de Jean Gourounas "Le problème avec Gisèle" offert en clin d'œil par mon amie Florence P
-un paquet de galettes à l'orange qu'on ne trouve que pendent les fêtes de Pessah, que ma mère Léa m'envoi de Lyon
-des paquets de Kleenex car je me mouche tout le temps
-une poupée en plastique décorée par mon fils Yanko
-un objet à masser qui vibre et peut servir de vibro masseur offert par mon ami Marc A qui ne savait pas qu'il pouvait aussi servir de vibro masseur
-un carnet dont le papier est fait en caca d'éléphant ramené d'un voyage au Sri Lanka sur lequel mon fils a dessiné entièrement
-un carnet et un stylo pour toujours se rappeler d'une idée qui passe
-un paquet de noix de cajou parce que j'aime ça
-une photo de mon amie Vanessa G qui vit à New Haven
-ma carte d'électeur
-une photo de Yanko, Thierry et moi faite pour un travail réalisé avec Yanko "Nos amis les bêtes"
-une croix d'église que je n'aime pas
-le livre de photographies "Casa Susanna", découvert en 2014
-une photo d'une œuvre de Claude Lévêque "Nous sommes heureux"
-mon permis de conduire, péniblement obtenu en 2014
-le livre de méditation "La petite voix", découvert grâce à mon amie Françoise JR
-un rouge à lèvres très très rouge
-des photos, en vrac
-des dessins de mon fils Yanko, en vrac
-un oeuf Kinder géant parce que j'aime les contenants et le chocolat

La boite est partiellement fermée par un élémént graphique extrait de l'oeuvre de François Morellet, présente dans la chapelle. Cet élément choisi est violet cardinal et reprend la couleur utilisée par Bernard Rencillac pour son oeuvre présente également dans la chapelle.

 

 

2014

 

Du 5 juillet au 21 septembre 2014
Exposition "D'un monde à l'autre"
Photographies de Gisèle Didi et Thierry Vasseur


Abbaye de Corbigny

8 rue de l'abbaye, 58800 Corbigny (Nièvre/Bourgogne) 

Entrée par l'office du tourisme
Tous les jours du lundi au vendredi 
de 9h à 12h et de 14h à 18h30 
Le dimanche et les jours fériés de 10h à 12h

Renseignements : wwwsub-yu.fr
03 45 80 91 91 - 06 12 82 61 49
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Deux personnalités se rencontrent ici dans un face à face tonique et pétillant. D’un côté, le feu d’artifice aux couleurs saturées de Thierry Vasseur est dans la lignée du pop art. De l’autre, le silence narratif des portraits intimistes de Gisèle Didi ouvre à un univers du quotidien et de l’étrangeté. Quotidien et étrangeté constituent finalement les deux facettes du réel qui nous est livré par le regard sélectif de l’artiste comme autant de fragments représentatifs et cependant uniques de l’humanité.
Les deux artistes ont conçu cette exposition comme un face à face entre leur deux univers qui se côtoient dans la réalité quotidienne. Ils présentent leurs pratique individuelle dans un jeu de réponse, de va et vient de l’un à l’autre. Chaque pièce des caves proposera une ambiance différente.

Les œuvres aux couleurs fluorescentes  de Thierry Vasseur sont habitées par une présence féminine autant caricaturale qu’anonyme et attractive. La femme est reine dans ce royaume conçue par celui là même qui a fait rêver des millions de lecteurs en concevant les couvertures sensuelles de la série de polards SAS pendant plusieurs années.
Nous rencontrons donc ici un habitué de la manipulation des codes de l’imagerie populaire de la « littérature de gare » associant polar et érotisme.
Ce dernier manipule avec délectation tant la prise de vue photographique elle-même que sa transfiguration par le montage et la retouche d’image numérique. Le résultat est acidulé, les couleurs saisissantes. L’artiste propose entre autres encadrements et contre collages sur plexis des  « diasecs ». Il s’agit d’une technique bien particulière qui réifie l’image et son sujet à la suite de transformations successives. Ces dernières n’entretiennent plus avec leur référent qu’un lointain accrochage de l’ordre de l’empreinte, conformément à la nature du médium. Elles n’en sont plus cependant qu’une évocation évanescente et déjà onirique. L’image excède la nature du médium photographique dans son exubérance. Le discours semble intarissable, à l’image de la saturation iconique qui est le quotidien de notre société de l’image actuelle. 
L’invasion de notre inconscient et la sur stimulation de notre imaginaire par ses images intrusives est bien réel, il agit comme un déferlement.

La réponse de Gisèle ne se fait pas attendre, elle est celle de la femme artiste qui partage la vie de Thierry Vasseur. Elle propose ainsi son droit de réponse à cette vision de la femme par la série «  Oui, je peux être décorative », sous titrée les aventures de Pénélope.
L’univers de Gisèle est narratif et psychologique. Une iconographie sobre et intimiste nous livre de façon inattendu l’envers des choses, et surtout des personnes. Un angle de vu décalée, un cadrage déplacé crée l’étrangeté et caractérise un regard qui nous renvoie à un discours d’ordre émotionnel bien ancré dans la réalité et son authenticité tout en lui conférant une dimension poétique.
Gisèle pratique comme une évidence l’autoportrait, elle nous livre avec distance un regard sur elle-même en tant que sujet extérieur. La portraitiste, à travers son image, nous parle de l’humanité en se jouant des codes de la pose photographique.
Ses images sont le résultat d’une dynamique d’observation utilisant son corps comme prétexte à faire image plutôt qu’une expression de soit d’ordre narcissique.
Dans l’exposition, les artistes occuperont les différentes alcôves des caves. Le spectateur sera en proie à « une stimulation qui arrive de tous côtés ».
Les vidéos seront associées aux projections colorées et aux photographies proprement dites qui prendront différentes formes.

Un terrain d’activité artistique commun sera également présenté avec la signature DIVA : une abréviation de leurs noms respectifs. 
Il s’agit d’un regard croisé sur leurs pratiques respectives lors de voyages réalisés ensemble : « Ce qui réunit ce projet c’est l’idée du voyage, du parcours, et qu’à cette occasion, chacun relève des éléments qui lui sont propre, élabore une lecture de l’environnement qui lui est personnelle. »
Le vocabulaire est plutôt urbain, il procède ainsi d’une mémoire collective au-delà de l’exotisme apparent généré par l’énonciation de noms tels que Patagonie, Chine, Chili, Sri Lanka…

Dans cette exposition, les artistes nous emmènent en voyage au gré d’un parcours singulier et détonnant au sein des caves de l’Abbaye de Corbigny, un lieu unique pour l’espace d’expression et d’exposition de l’art actuel qu’il constitue dans un écrin patrimoniale de toute beauté.

Julie Morlon, avril 2014

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Destination de l’été ? Le Morvan. Oui, les paysages y sont magnifiques, la gastronomie plaisante et la chaleur supportable. Le plus beau des canaux, le canal du Nivernais, plein de magie, le parcourt… Et tout près de ses rives sereines, il y a Corbigny… Et dans Corbigny, l’abbaye. Et dans l’abbaye ? Une exposition en forme d’affrontement complice.
Gisèle Didi et Thierry Vasseur, photographes professionnels, y confrontent leurs talents si contrastés. « D’un monde à l’autre ».
Thierry Vasseur, après sa célèbre série de photos de couverture pour les romans SAS de Gérard de Villiers, atteint au sommet de sa veine pop-art : couleurs acides, saturées, univers de figures robotiques traversé de l’éternel féminin. La séduction y est reine dans la forme et dans l’humour, même ses robots ont du charme ! Ils obéissent à la fameuse loi de l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov : « un robot doit être conçu pour ne jamais faire de mal à l’humain ». A ce titre, Vasseur est un des derniers résistants contre les drones et la volonté envahissante des Etats d’envoyer des robots se faire tuer à leur place. Chez Vasseur, la mécanique est vivante.
La vie, la vie tout court, ou plutôt la vie longue, la vie totale en ses sentiments, ses obstacles, ses humeurs et ses joies, son quotidien ou ses apogées, on la trouve dans l’œuvre de Gisèle Didi. Autoportraits exceptionnels, séries qui racontent de véritables histoires, des destins… L’œuvre de Gisèle Didi justifie ce jugement magnifique du philosophe italien Giorgio Agamben : « toute photographie est une rédemption ». Même les instantanés y racontent la profondeur du temps, la durée et son aboutissement.
Oui, s’il y avait une différence entre ces deux artistes, ce serait celle-ci : Thierry Vasseur traite de l’espace et Gisèle Didi du temps. Ces deux-là étaient donc destinés à se rencontrer pour bâtir une théorie esthétique de la relativité. L’exposition estivale de l’abbaye de Corbigny justifie la formule « Vaut le détour ». Prenez votre carte de l’espace français et accordez-vous du temps…

Edito Sub Yu Magazine, Jean-Pierre Maurel, juillet 2014

 

   
   
   
   

 


Mamie Petille
, mars 2014
http://www.mamie-petille.fr
pour lire l'article : http://www.calameo.com/read/002124585e5e3720b7cd2

 

Journal Du Centre
, février 2014

Texte et photo Fanny Jeannin



2013
2013
 
 
2013
 

Journal Du Centre, juillet 2013
Texte Fanny Jeannin

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Articles

 

Sub Yu Magazine, 2013




Photo Vidéo Numérique, 2003

 

Magazine Repérages, 2002