La cabane perchée
15 photographies · © Gisèle DIDI
À propos de cette série
La cabane perchée
2026
Il est de ces choses qui nous arrivent et nous dépossèdent d’une part d’essentiel. Des choses trop blessantes, trop injustes, trop malveillantes, trop dures pour nous laisser indemnes.
Et plus encore lorsque l’on vit dans un village, où la question de l’autre se joue habituellement entre plaisir, fascination, apprivoisement, distance et méfiance.
Cette fois, elle a frappé comme un coup de poing.
Au-delà de tout questionnement sur le lien à l’autre, il a fallu prendre la mesure de la déception, de la nuisance, mais aussi d’une réelle mise en danger, face à une volonté de détruire nourrie par la haine.
Ce n’est pas rien.
Une vague de contrariétés s’est alors installée. Tout se mêlait à tout, me laissant profondément ébranlée.
C’est dans ce contexte que « La cabane perchée », seule au milieu de la nature, s’est imposée à moi comme une évidence. Une deuxième retraite.
La première, « En retraite sur Mars », s’était déroulée dans ma galerie. J’y étais enfermée, mais visible. La porte était close. Je m’étais imposé des contraintes de sevrages. Je ne sortais pas, personne n’entrait.
Cette deuxième retraite s’inscrit à l’exact opposé de la première. À l’enfermement succède l’espace, à la visibilité l’invisibilité, aux contraintes la liberté.
Là où la première consistait à s’extraire du monde tout en restant sous son regard, la seconde m’invite à disparaître dans la nature, sans règle ni interdit.














