Des femmes d’ici
Bourgogne / Nièvre
60 femmes
« La liberté est forcement à l’intérieur puis elle rayonne quand on trouve sa place ou reste sourde et muette, enfouie. C’est selon moi le combat, la recherche d’une vie. » Gisèle Didi conclut ainsi notre entretien. De cette recherche débute l’ensemble de son travail : trouver son identité, se demanderqui nous sommes, quelle est la place que nous voudrions avoir dans la vie, et perpétuer cette quête universelle de sens. Pour cela, il est nécessaire de revenir à l’essentiel, à la naissance, à l’image de soi tout d’abord déterminée par le regard de ses parents, par son environnement puis finalement se définir à travers cette identité acquise, indistincte, d’autant plus fragile pour une femme encore prisonnière de conventions ancestrales. Et continuer d’avancer avec cette image toute faite et peut-être inexacte, avec ce regard que l’on porte sur soi et se réinventer, se connaître, se faire aimer et finalement mourir au seuil de ces révélations toute une vie poursuivies. Chaque artiste mène ce combat, et emprunte des chemins de connaissances à travers différents médias, avec plus ou moins de violence et de questionnements. Gisèle Didi est une artiste, une femme, qui exprime aujourd’hui très justement cette incessante réflexion identitaire à travers une recherche intime, joyeuse, quelque fois torturée et pleine de dérision. Longtemps, Gisèle s’est auscultée et analysée, premier sujet de son étude. De multiples autoportraits et portraits de famille plus tard, elle se tourne vers l’autre, qui a pourtant toujours été au premier plan de sa vie et de ses préoccupations. L’autre, c’est tout elle. Mais elle a eu besoin de se disséquer pour tourner ses questionnements vers celle qui n’était pas elle mais lui ressemblait tellement. Chacune peut se retrouver dans ce travail et faire partie intégrante de cette recherche éperdue et mystérieuse : « Qui est-on ?». Très joliment mise en scène, chaque femme en a été l’actrice, partie prenante de cette image construite, de ce début de réponse proposée et dont chacune peut interpréter les signes comme autant de pistes pour se comprendre et se définir. La recherche de Gisèle Didi est la vôtre, la nôtre, à toutes : quels objets choisirait-on d’intégrer dans notre boite, quelle phrase voudrions-nous écrire pour légender notre image, par quels chemins choisirait-on d’être libres ? La photographe poursuivant inlassablement son parcours artistique à travers cette recherche intérieure, trouve dans cette série « Des femmes d’ici » la réalisation ultime : nouer l’intime à l’universel, le moi à tous les autres.
Fanny Lasserre, janvier 2017
Catherine J.
Inopinément.
Amélie L.
Partir, fuir les frontières comme des certitudes, suivre la musique du paysage, croiser son enfance en chemin, naître avec de nouveaux yeux.
Angélique P.
L’habit ne fait pas le moine.
Anna B.
Esprit de famille
Anne J.
C’est tout moi.
Anne L.
Ta gueule, elle est très bien ma robe!
Anne V.
La vie nous rend riche de ses expériences.
Barbara B.
Efforcez-vous d'aimer vos questions elles-mêmes, chacune comme une pièce qui
vous serait fermée, comme un livre écrit dans une langue étrangère.
...Les vivre et il s'agit précisément de tout vivre. Ne vivez pour l'instant que
vos questions. Peut être simplement en les vivant, finirez vous par entrer
insensiblement, un jour dans les réponses.
Lettre à un jeune poète
Rainer Maria Rilke
Aurélie L.
La valeur d’un homme se mesure à celle de sa parole.
Camille G.
Ne jamais dire jamais.
Charline DP.
Un être vous manque et tout est dépeuplé…
Lamartine
Cindy H.
La liberté de réaliser ses rêves, et la musique.
Claire DS.
Allons nous promener.
Claudie H.
L’œil en bandouillière
Et les papilles aux aguets
Ogre de la vie.
Delphine B.
Épouse et n'épouse pas ta maison.
René Char
Fanny J.
Gardons les pieds sur terre mais la tête dans les étoiles.
Francine R.
Au lieu de dire des bêtises, tu peux les faire !
Françoise D.
Ne rejetez pas cette graine qui aujourd’hui, parait ne pas convenir. Demain sans nul doute reconnaîtrez-vous sa richesse. Elle procède de notre passé, de notre présent, de notre futur d’homme.
Françoise R.
Allumer les couleurs du présent, ressentir, partager les saveurs de l’instant !!
Gaëlle M.
Elle m’emportera.
Guislaine C.
Poupées.
Jacqueline M.
Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions.
Jeanne SL.
Je t’aime papa et maman.
Jeannette D.
Le plus pénible quand on vieillit, c’est de se sentir encore jeune.
K.L Stevenson
Entre vide et plein, j’avance.
Justine B.
Je pense ce que je veux, je fais ce que je veux, et si ça ne vous plait pas, je m’en fou.
Karen C.
Le possible est une sensation que le réel finit toujours par accepter.
G. Bachelard
Léa D.
Être ou ne pas être.
Loé J.
Lola me protège.
Louanne PG.
Happiness.
Ludivine S.
Sois toi-même.
Madeleine M.
Un poète doit laisser des traces de son passage non des preuves. Seules les traces font rêver.
René Char
Maeva B.
Maeva la chasseuse.
Margot M.
Avant d'abandonner, rappelle-toi pourquoi tu as commencé.
Margot CV.
Entre le yin et le yang…
Marie-Anne PG.
Épanouissement.
Marie-France OL.
Le guide n'est autre que l'acte de notre amour.
Marina Z.
La beauté du monde et la magie de Noël.
Martine S.
Poils en fusion.
Mélanie L.
La vie, mon alliée, mon ennemie…
Nathalie P.
Je suis une femme.
F comme fofolle
E comme élégante
M comme maman
M comme mamy
E comme enfant
Nathalie B.
Nicole P.
Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde.
Berthold Brecht
Océane F.
Le bonheur, c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles.
Olivia D.
L'homme est un mystère pour la femme, la femme est une énigme pour l'homme.
Romane PG.
Calins
Sabine B.
Ne me demandez pas mon âge, il change tout le temps.
Alphonse Allais
Séverine B.
La vie n’est pas rose.
Séverine VN.
Life is timing
Sonia G.
Un caractère noir.
Sophie K.
Ne rêve pas ta vie, vis tes rêves.
Sophie L.
Nature comme un Danone.
Sylvie R.
On passe sa vie d'adulte à refermer ses blessures d'enfant.
Sylvie V.
Tout est à écrire. ..
Valérie F.
Croire seulement pour les pétales qui dansent, il n’en va pas autrement.
Virginie R.
Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée.
Henry James
Yvette N.
J’aime la vie.
Yvette S.
Sans titre