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2018

Au départ ce carton rempli de 11 pigeons, des leurres, des appâts, trouvé sur la brocante de Lormes, que j'ai voulu acheter sans savoir ce que j'en ferai.
J'ai souhaité faire poser des gens avec un de ces faux pigeons dans leur main et à chaque fois la présence d'un animal réel (chien, chat, lapin, mouton, vache...), puis les situations m'ont amenées à élargir cette contrainte à la possibilité que les gens posent avec des représentations d'animaux (sculptures, peinture...).
Ces 18 diptyques réalisés en photo instantanée, à l'Instax mini, pour Expolaroid, constituent la 1ere partie de la trilogie du pigeon ,et s'intitule « Le vrai du faux ».

Puis, en réaction au fait que la religion conduise trop souvent au rejet de l'autre et à l’intolérance, j'ai voulu prétendre inventer une religion , la religion PI dont le dieu serait GEON, un de mes pigeons plastoc moulés et clonés. Ce dieu GEON représenté avec une larme de sang au coin de l’œil, ne pouvant rester sans voix s'est vu attribuer 44 commandements. Des injonctions au respect de l'autre, des aveux de fragilités existentielles, des légèretés aussi...

La dernière partie de la trilogie intitulée « Tous des pigeons » consiste à faire poser des gens devant l'installation de pigeons suspendus, je les photographie alors en photo instantanée, à l'Instax square. Une manière de voyager dans pigeon à l'autre.

Mon intention dans ce travail étant aussi de sublimer cet objet pigeon voué à attirer des proies pour l'homme. J'aime qu'il soit au départ un animal voyageur et messager.
Par son bief j’affirme des colères et je place le pigeon au dessus de l'Homme, invitant l'Homme à ravaler ses fiertés destructrices.

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